Jeudi 18 août 2011
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Paris le 16 août 2011 - 16h
Gaz lacrymo contre les familles sans abris/DALOs
Dépôt
de plainte ce matin à l’IGS
Images sur: http://www.droitaulogement.org
La police nie les faits.
Un mois d’occupation du square Boucicaut
Dimanche à 4h du matin, devant l’entrée du 24 rue de la banque, la police a lâché des gaz lacrymogènes contre les femmes et des enfants, au prétexte de confisquer une bâche qui abritait les
familles de la pluie.
C’est la première fois que la police gaz les adhérents du DAL lors
Les images sur le site du DAL http://www.droitaulogement.org ou sur dailymotion http://dai.ly/na6Grg . (5 minutes suffisent pour regarder ce reportage de Agnès Denis.. Faites circuler ... La police nie les faits
Après le lâcher de gaz lacrymogène par un policier, devant l’entrée du 24 rue de la Banque :
5 mères de familles avaient été transportées aux urgences, et 3 bébés avaient été examinés. Certaine ressentent encore les effet du produit.
Aujourd’hui à la police des polices, l’IGS, 11 femmes ont déposé plainte contre cette agression.
C’est la première fois que la police gaze les familles lors d’une initiative collective avec le DAL Paris.
Face à cette lente escalade répressive observée depuis 2007 sur le terrain, l’association Droit Au Logement Paris et environs, au titre de la défense de ses adhérentes, a porté plainte.
Pourquoi ces familles essaient de s’installer la nuit sur le trottoir du 24 rue de la banque ?
Sans abris depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, 13 familles avec 24
enfants, 3 femmes seules et 18 hommes évacués à la suite d’un péril, du 19 rue caillé, faute d’un hébergement durable, dorment chaque nuit dans les bureaux du DAL, 24 rue de la banque. Les locaux
sont exigüs. Le SAMU social refuse de les héberger, suite aux restrictions budgétaires et aux instruction de l’État de ne plus prendre de nouvel hébergés, sauf si 2 sans logis s’en vont.
C’est la règle du 1 entrée pour 2 départs.
Pour la quatrième foi elles campent sur le trottoir. L’agression policière traduit le durcissement des autorités face à la montée de la pauvreté et la volonté de réprimer ceux et celles qui
demandent l’application et le respect des lois.
Un mois d’occupation, square Boucicaut :
La journée, elles participent avec les prioritaires DALO, toujours en attente d’un relogement, au campement du square Boucicaut,
à Sèvre Babylone.
Environ 300 familles se sont relayées depuis le 16 juillet dans le square. Malgrè l’intransigeance des pouvoirs publics, le refus de respecter les lois, la détermination des sans toit et
des prioritaires DALOs reste entière .
Ces familles ont des papiers, souvent la CNI.
AGENDA :
- Nouvelles actions des mères sans logis/DALO très prochainement
- Montreuil
expulsés du 94 rue des Sorins : repas solidaire mercredi 17 aout, 19h30, square de la République, métro Robespierre
- Samedi 20 août, 14h passerelle Léopold Senghor (Solférino) Marche unitaire, avec les sans logis des camps de Boucicaut, Montreuil, Courneuve, et le
collectif “urgence, un toit”
- Samedi 3 septembre : journée de grève dans l’urgence sociale et manifestation pour le Droit au logement et des moyens pour l’hébergement – 14h Sèvre
Babylone marche samedi 20 août – Départ 14h pont Léopold Senghor.
Pour un Plan d’urgence, le respect et l’application des
lois :
-
L’hébergement immédiat, sans condition, décent,et durable de toute personne à la rue,
conformément à l’article L345-2 et suites du code de l’action sociale et des familles,
-
Le relogement des prioritaires DALO, dans les délais, et un programme de rattrapage sur 6
mois pour les 20 000 prioritaire DALO non relogés en ile de France, laissés pour compte par l’Etat et le Gouvernement, dont les 300 familles du square Boucicaut
/rue de la Banque
-
Un grand plan de mise à disposition ou réquisition de logements et bureaux vacants
appartenant aux grands propriétaires publics et privés, pour tenir ces objectif à moindre coût et dans des délais rapides.
-
L’arrêt immédiat des expulsions sans relogement, la réalisation massive de logements
sociaux accessibles, la baise des loyers et des charges, l’abrogation des mesures de marchandisation du logement social...
Par sud ct 49
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Publié dans : Communiqués Solidaires
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