Les 8 organisations syndicales nationales « appellent les salariés à faire du 26 mai une journée de mobilisations décentralisées ». Cette formule est le
fruit d’un compromis. L’Union syndicale Solidaires souhaitait un appel ferme à la grève, considérant qu’il est de la responsabilité des organisations syndicales d’impulser l’action, au niveau
nécessaire pour gagner et imposer une autre logique que celle du « toujours plus pour les plus riches ... toujours moins pour les salarié-e-s, les retraité-e-s, les jeunes » !
A partir de l’appel unitaire national, les équipes militantes locales proches du terrain, montrent qu’elles partagent cette volonté d’aller plus loin.
Dans de nombreux départements, les unions interprofessionnelles CGT, CFDT, CFTC, CGC,UNSA, Solidaires, FSU appellent à la grève le 26 mai.
Dans les secteurs professionnels aussi, les appels à la grève le 26 mai se multiplient : SNCF, La Poste, Finances, ... alors que des grèves sont
reconduites depuis des jours voire plusieurs semaines à EDF/GDF Suez, dans la Recherche, les Universités, la restauration ferroviaire ... la mobilisation se poursuit aussi dans le secteur
Santé/Social ... des grèves touchent aussi de nombreuses entreprises de l’Industrie, des Commerces et Services, etc.
Le 26 mai, discutons, proposons, et construisons ensemble le mouvement qui est nécessaire
L’Union syndicale Solidaires met en avant 4 thèmes de revendications :
• Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel payé exclusivement par un fonds patronal mutualisé,
réduction du temps de travail, car les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que les entreprises accumulent les profits.
• Augmentation générale des salaires, des pensions, du SMIC et des minima sociaux, 300 € pour toutes et tous
immédiatement, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise, alors que patronat et actionnaires engrangent toujours
dividendes et rémunérations exorbitantes.
• Des moyens supplémentaires, l’arrêt des suppressions d’emploi et de nouvelles orientations pour les services publics,
pour que les droits fondamentaux soient accessibles à toute la population : emploi, santé, éducation, transport,
communication,...
• En finir avec la fiscalité qui favorise les riches : suppression du bouclier fiscal, du paquet fiscal, de la défiscalisation des
heures supplémentaires, et abaissement de la TVA sur les produits de première nécessité.
Le débat et les propositions doivent aussi porter sur la stratégie d’action syndicale.
• L’unité syndicale est une demande essentielle, un besoin pour être encore plus forts.
• Cette unité doit servir à l’action, au niveau nécessaire, c'est-à-dire à construire un mouvement qui rassemble les salarié-
e-s du public et du privé, les chômeurs/ses, les retraité-e-s, les jeunes en formation, pour gagner.
• Les journées d’action espacées dans le temps ne suffiront pas, nous serons plus efficaces par un mouvement
interprofessionnel reconductible. Le 26 mai dans le 49 : grève et manif à 15h place Imbach!
• L’intersyndicale départementale appelle à une journée de forte mobilisation
interprofessionnelle, y compris par la grève, et à un rassemblement à 15h Place Imbach, pour aller en manif
vers la préfecture.
• Par ailleurs, les unions départementales CGT et SOLIDAIRES lancent un appel ferme à la grève, pour tous les salariés. Dans l’éducation, un préavis national a été posé pour
couvrir les grévistes.