Mardi 19 mai 2009
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26 mai, des grèves ...

        Les 8 organisations syndicales nationales « appellent les salariés à faire du 26 mai une journée de mobilisations décentralisées ». Cette formule est le fruit d’un compromis. L’Union syndicale Solidaires souhaitait un appel ferme à la grève, considérant qu’il est de la responsabilité des organisations syndicales d’impulser l’action, au niveau nécessaire pour gagner et imposer une autre logique que celle du « toujours plus pour les plus riches ...
toujours moins pour les salarié-e-s, les retraité-e-s, les jeunes » !

        A partir de l’appel unitaire national, les équipes militantes locales proches du terrain, montrent qu’elles partagent cette volonté d’aller plus loin. Dans de nombreux départements, les unions interprofessionnelles CGT, CFDT, CFTC, CGC,UNSA, Solidaires, FSU appellent à la grève le 26 mai.
        Dans les secteurs professionnels aussi, les appels à la grève le 26 mai se multiplient : SNCF, La Poste, Finances, ... alors que des grèves sont reconduites depuis des jours voire plusieurs semaines à EDF/GDF Suez, dans la Recherche, les Universités, la restauration ferroviaire ... la mobilisation se poursuit aussi dans le secteur Santé/Social ... des grèves touchent aussi de nombreuses entreprises de l’Industrie, des Commerces et Services, etc.

Le 26 mai, discutons, proposons, et construisons ensemble le mouvement qui est nécessaire

L’Union syndicale Solidaires met en avant 4 thèmes de revendications :
    •  Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel payé exclusivement par un fonds patronal mutualisé,
       réduction du temps de travail, car les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que les entreprises accumulent les profits.
    •  Augmentation générale des salaires, des pensions, du SMIC et des minima sociaux, 300 € pour toutes et tous
       immédiatement, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise, alors que patronat et actionnaires engrangent toujours
       dividendes et rémunérations exorbitantes.
    •  Des moyens supplémentaires, l’arrêt des suppressions d’emploi et de nouvelles orientations pour les services publics,
       pour que les droits fondamentaux soient accessibles à toute la population : emploi, santé, éducation, transport,
       communication,...
    •  En finir avec la fiscalité qui favorise les riches : suppression du bouclier fiscal, du paquet fiscal, de la défiscalisation des
       heures supplémentaires, et abaissement de la TVA sur les produits de première nécessité.

Le débat et les propositions doivent aussi porter sur la stratégie d’action syndicale.
    •  L’unité syndicale est une demande essentielle, un besoin pour être encore plus forts.
    •  Cette unité doit servir à l’action, au niveau nécessaire, c'est-à-dire à construire un mouvement qui rassemble les salarié-
       e-s du public et du privé, les chômeurs/ses, les retraité-e-s, les jeunes en formation, pour gagner.
    •  Les journées d’action espacées dans le temps ne suffiront pas, nous serons plus efficaces par un mouvement
       interprofessionnel reconductible.

Le 26 mai dans le 49 : grève et manif à 15h place Imbach!

    • L’intersyndicale départementale appelle à une journée de forte mobilisation
       interprofessionnelle, y compris par la grève, et à un rassemblement à 15h Place Imbach, pour aller en manif vers la préfecture.
    • Par ailleurs, les unions départementales CGT et SOLIDAIRES lancent un appel ferme à la grève, pour tous les salariés. Dans l’éducation, un préavis national a été posé pour couvrir les grévistes.

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Jeudi 23 avril 2009
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LE GOUVERNEMENT RESTE SOURD A NOS APPELS !

Aux lendemains des importantes manifestations et grèves, du secteur public et du secteur privé, le gouvernement de N. Sarkozy a réaffirmé sa volonté de poursuivre la même politique.

Rien n’a l’air t’entamer « sa bonne humeur » et si nous voulons gagner plus et travailler dans de meilleures conditions, il nous faudra encore faire des efforts !

Pourtant, nous étions un fonctionnaire sur trois à être en grève le 29 janvier 2009 et encore bien plus à manifester le 19 mars, sur tout le territoire.

Malgré ces importantes mobilisations, le Ministre de la fonction publique continue de promouvoir son agenda « dit social ». Les discours et les objectifs sont les mêmes : les moyens mis en oeuvre encore plus précis, de plus en plus destructeurs des services publics, et les conséquences pour les agents, de plus en plus désastreuses.


STOP aux suppressions d’emplois !

Depuis plusieurs années, les réductions d’emplois se sont accélérées dans la fonction publique, l’objectif affiché étant de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant en retraite.

Et pourtant, tous les jours, il nous faut en faire plus, au nom des fusions, restructurations ou autres réformes de l’administration territoriale de l’Etat…qui, au passage, mettent aussi et en plus, des agents sur la touche. Aucune administration n’est épargnée : la santé, l’éducation, les services sociaux, etc.

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à la réduction massive des effectifs qui remet en cause l’efficacité et la qualité des services publics, qui dégrade nos conditions de travail et aggrave le chômage, des jeunes, en particulier !

STOP à la baisse continue du pouvoir d’achat !

Depuis 2000, les personnels ont subi une baisse de leur pouvoir d’achat de + de 9 %. Et en plus de l’obole que représente la GIPA (versée à seulement 17 % d’agents, pour solde de tout compte, au titre de 2003 à 2007), ils devront, en cette année 2009, s’estimer heureux puisqu’ils « bénéficieront » d’une augmentation de la valeur du point d’indice, supérieure à celle de l’inflation !

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à cette politique salariale régressive qui participe à l’accentuation des inégalités et à la baisse de l’activité économique !

STOP à la Prime de Fonctions et de Résultats !

En instaurant un système de « concurrence » entre les fonctionnaires, en faisant de « l’entretien d’évaluation » un élément clef de leur rémunération, en individualisant le montant des primes selon le « mérite » et « la performance » de chacun, l’administration gèrera ses services et ses agents comme le fait toute entreprise privée.

Or, la finalité des missions de l’Etat ne peut être comparée à celle d’une entreprise privée qui a pour indicateur unique « le profit ». L’indépendance et la responsabilité du fonctionnaire impliquent qu’il remplisse toutes ses missions de service public et pas seulement celles que certains décideurs auront jugées rentables.

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à cette politique de conception libérale. Nous voulons dans toute la fonction publique, que le mérite intrinsèque de tous les fonctionnaires soit reconnu !

STOP à la Réorganisation Administrative de l’Etat !

Sous couvert de rendre les services publics plus proches des citoyens, le gouvernement en lançant la « Réorganisation Départementale de l’Etat », a trouvé le moyen de réduire la voilure des services publics. Le discours du Premier Ministre à l’Assemblée nationale, en juillet 2008, est clair : « la RADE n’a qu’un seul but…moins de service, moins d’Etat, moins de personnels ». Moins de Directions régionales, moins de Directions départementales, une gestion des « ressources humaines » et des moyens de fonctionnement mutualisés, donc avec des personnels flexibles (géographiquement changeables et interchangeables au gré des besoins ponctuels et locaux), voilà déjà, les conséquences concrètes sur le terrain.

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à cette politique de disparition des services et des lieux de services publics. Stop à cette politique qui creuse les inégalités entre les territoires. Stop à la mise en place de pôles « GRH » régionaux et de bourses interministérielles d’emplois régionales permettant au gouvernement (via les préfets) de disposer des agents comme il le souhaite, là où il le souhaite et au moment où il le souhaite, en faisant fi des situations personnelles et familiales !

STOP à la mobilité forcée !

Aujourd’hui, en présentant « son projet sur la mobilité », l’administration propose, soit disant, de développer les mobilités entre les trois fonctions publiques et entre les diverses administrations.

Mais, dans le contexte de destruction de la fonction publique que nous connaissons tous, ces mesures s’effectueront en mobilités subies pour la grande majorité des personnels. Les propositions contenues dans ce projet de loi sont inacceptables : mise en disponibilité d’office d’un agent (donc sans traitement) en cas de suppression de son poste et de reconversion non réussie, recours à l’intérim, cumul d’emplois à temps non complet…

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à cette politique qui remet en cause, l’égal accès aux emplois publics, la permanence de l’emploi dans la fonction publique et l’organisation d’une carrière qui assure une progression indépendante de la fonction. Stop, à ce projet de loi qui devrait être définitivement examiné par les députés courant mai !

Le 1er mai, nous serons tous dans la rue, pour dire : STOP !

STOP aux attaques du gouvernement sur les services publics et les personnels qui les servent.

STOP à la destruction du statut de la Fonction publique.

STOP à cette régression organisée !!!
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Jeudi 2 avril 2009
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Déclaration des organisations syndicales à l’issue de leur rencontre du 30 mars 2009 - CFDT, CFTC, FO, CGT, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.

Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009. Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en oeuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.

C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er MAI un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités. En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…). Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.
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Jeudi 2 avril 2009
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Suite à la manifestation interprofessionnelle parisienne du 19 mars ayant réunie 350 000 personnes et dont la dispersion était prévue place de la Nation et alors que plusieurs milliers de manifestants étaient encore sur la place, la police a procédé a des charges de dispersion alors que l’énorme manifestation se terminait tranquillement. Un dispositif policier impressionnant était en place et les accès au métro comme à la place étaient condamnés : en fait tout cela ressemblait à la mise en place préméditée d’une véritable souricière. Les jeunes restés sur la place à écouter de la musique se sont fait gazer et charger. En moins d’une heure, 300 personnes étaient arrêtées et 49 sont passées de la simple interpellation à la mise en examen : tout semblait organisé pour accélérer les procédures « judiciaires ».

Aux arrestations musclées s’ajoutent les violences contre des dizaines de jeunes manifestants sur la place et aux abords du lieu de dispersion.

Du jamais vu !

Nous ne pouvons accepter que des manifestants exerçant un droit légitime soient ainsi réprimés, menacés et risquent d’être condamnés pour avoir publiquement exprimé leur opinion comme près de 3,5 millions de personnes partout en France le même jour. De plus, le contrôle judiciaire particulièrement rigoureux comporte, en plus d’une obligation de pointer au TGI, une interdiction de participer à une quelconque manifestation.

Compte tenu de l’ampleur sans précédent de ces événements, nous, citoyennes et citoyens, organisations politiques, syndicales et associatives souhaitons rappeler notre engagement en faveur de la défense des libertés individuelles fondamentales, dont celle de manifester.

Les personnes poursuivies seront jugées les 06 avril et 04, 05, 09 et 22 mai pour violence avec arme par destination à l’encontre de personne dépositaire de l’ordre public, outrage, rébellion…

Nous appelons à venir soutenir les 49 inculpés du 19 mars en nous rassemblant dès le premier procès, le lundi 6 avril, à 9h00 et les suivants, place St Michel , à deux pas du TGI.

Premiers signataires : Fédération Anarchiste (FA), Fédération Sud Education, Fédération syndicale étudiante (FSE), Fondation Copernic, Marches européennes contre le chômage, Marxistes Unitaires, Mouvement des quartiers pour la justice sociale (MQJS), Mouvement des jeunes communistes français(MJCF), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Union syndicale Solidaires,
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Vendredi 27 mars 2009
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Sarkozy : « … pas responsable et pas honnête… »

Tel était le leitmotiv du discours du président Sarkozy mardi soir, à Saint Quentin.

Mais qui est « pas responsable et pas honnête » ? Assurément, celles et ceux qui veulent nous faire croire qu’il suffit de ne rien changer à la politique menée, de continuer à favoriser les plus riches et à exploiter les salarié-e-s, les chômeurs/ses, les retraité-e-s, les jeunes.

Sarkozy et ses ministres essaient de nous amuser en faisant mine de découvrir chaque matin que tel PDG se met des stocks options plein les poches, que tel patron s’offre un parachute doré de plusieurs millions d’euros … tous, après avoir bloqué les salaires, licencié, et pris l’argent public de « la relance ». Ils nous racontent qu’il existerait un capitalisme moral : mais une société où chacun-e aurait selon ses besoins, en participant à la production collective des richesses, c’est le contraire du capitalisme !

Arrêtons l’hypocrisie : continuer à refiler des centaines de milliards d’euros aux banquiers, aux patrons, aux rentiers les plus riches, c’est choisir de sauver ce système économique et politique totalement injuste, c’est choisir de nous faire payer la crise. C’est logique que MEDEF et gouvernement défendent cette solution, car là est leur intérêt, et il est contraire à celui des millions de salarié-e-s, de chômeurs/ses, de retraité-e-s, de jeunes. Il faut limiter la rémunération des dirigeants, interdire les bonus et stock-options. Un statut du salarié-e doit assurer à chacun-e les garanties sociales durant toute la vie professionnelle.

Imposons un autre partage des richesses !

L’union syndicale Solidaires met quatre points en avant :
* Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel, car les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que les entreprises accumulent les profits.
* Augmentation générale des salaires, des pensions, du SMIC et des minima sociaux, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise, alors que patronat et actionnaires engrangent toujours dividendes et rémunérations exorbitantes.
* Des moyens supplémentaires, l’arrêt des suppressions d’emploi et de nouvelles orientations pour les services publics, pour que les droits fondamentaux soient accessibles à toute la population : emploi, santé, éducation, transport, communication,…
* En finir avec la fiscalité qui favorise les riches : suppression du bouclier fiscal, du paquet fiscal, de la défiscalisation des heures supplémentaires, et abaissement de la TVA sur les produits de première nécessité.

Oui, on peut gagner !

Le 29 janvier, le 19 mars, mais aussi de très nombreuses grèves locales et sectorielles montrent qu’il y a une volonté de lutter ensemble. Comme lors de l’intersyndicale du 20 mars, l’Union syndicale Solidaires affirme :
* La hauteur de la mobilisation, l’absence de réponse du gouvernement, les enjeux posés, donnent la responsabilité à l’intersyndicale de proposer de nouvelles perspectives interprofessionnelles nationales très rapidement.
* La question de la construction d’une grève générale interprofessionnelle doit être posée.
* Même si Solidaires est d’accord avec les différentes propositions d’action mises en avant (mobilisations le 28 mars autour du G20, journée nationale des bassins d’emplois, 1er mai unitaire dans le cadre de la plate-forme intersyndicale,…), ce n’est pas suffisant.
* L’unité syndicale dans l’action reste un élément déterminant.

Travaillons à la convergence des luttes. Cela sera possible à travers un travail unitaire au niveau national bien sûr, au niveau des départements, mais surtout dans les entreprises et les communes. Déjà, des équipes syndicales dynamiques échangent, se confrontent parfois car nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais font vivre le syndicalisme là où il se fait, à la base ! Amplifions ces initiatives de base pour répondre à l’attente d’actions rapides et à la construction de la grève générale.

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Jeudi 19 mars 2009
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 La journée du 19 mars a été encore plus forte que celle du 29 janvier. Près de trois millions de manifestants dans toute la France avec plus de 200 défilés. Ceux qui attendaient une décrue de la mobilisation doivent déchanter. Le président de la république espérait, avec son « sommet social » et les mesurettes qui en sont sorties, que la colère des salariés se dégonflerait. Le Medef, qui a dénoncé les grèves et les manifestations, l’espérait aussi. Ils en sont pour leur frais !

 

Malgré cette mobilisation, le gouvernement fait la sourde oreille  comme l’a fait le Premier Ministre François Fillon au journal télévisé de 20 heures ce soir. Il faut le forcer à entendre la colère qui monte et les urgences sociales qui s’expriment. L’enjeu aujourd’hui est de savoir qui paiera la crise actuelle. Sera-t-elle payée par celles et ceux qui n’en sont absolument pas responsables, les salariés, les chômeurs et les retraités ? Ou le sera-t-elle par ceux qui se sont enrichis ces dernières décennies en exploitant toujours plus les salariés et qui sont les fautifs de la situation actuelle ? Le gouvernement et le patronat ont déjà répondu, le premier en multipliant les cadeaux au second qui licencie à tour de bras pour maintenir ses profits.

 

Dans cette situation, il faut s’appuyer sur la dynamique de cette journée pour amplifier encore le rapport de forces et imposer au gouvernement et au patronat de vraies mesures en matière d’emploi, de salaire, de minima sociaux, de services publics, de protection sociale, de réduction des inégalités à travers une autre fiscalité.

 

Face aux urgences sociales et à la nécessité d’imposer des politiques alternatives, pour  l’Union syndicale Solidaires, la question de la construction d’un mouvement d’ensemble, d’un mouvement de grève générale interprofessionnelle est posée.

 

D’ores et déjà, il est indispensable que l’intersyndicale propose un nouveau rendez-vous interprofessionnel avant la fin du mois.

 

L’Union syndicale Solidaires appelle les salariés à développer les mobilisations partout dans les entreprises et la fonction publique, et dans les départements, à construire les convergences et la solidarité autour des entreprises en lutte.
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Mardi 17 mars 2009
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C’est le slogan que les milliers de grévistes de la Guadeloupe et de la Martinique ont scandé durant des semaines pour dénoncer la vie chère, la pauvreté, les discriminations, l’exploitation, les profits abusifs et les entorses régulières au Code du Travail dans un contexte économique exsangue où prédominent encore des rapports sociaux de type colonial. Oui, la victoire est possible, rien n’est inéluctable, la preuve !

Nos grèves, nos manifestations, expriment un sentiment de ras-le-bol, oui !
Mais contrairement à ce que voulaient faire croire gouvernement et patrons après le 29 janvier, ce n’est pas une réaction épidermique ou encore une mauvaise compréhension nécessitant plus de pédagogie, qui explique cette très forte mobilisation nationale interprofessionnelle. Non, ce que des millions de salarié-e-s mettent en cause, c’est ce qui se passe, et pourquoi ça se passe ainsi.

« La crise », n’est pas un phénomène qui tient de la catastrophe naturelle dont personne n’est responsable.

D’ailleurs, peu de « catastrophes naturelles » sont si naturelles que ça : elles sont la conséquence de choix politiques et économiques qui aboutissent aux accidents (climatiques, nucléaires, industriels, …). La crise, sert aujourd’hui d’alibi aux patrons, aux actionnaires, au gouvernement, pour essayer d’imposer des mesures qui renforcent le système … qui a provoqué cette crise.

Faut-il sauver ce système économique capitaliste en crise, ou faut-il le remettre en cause, mettre en avant des revendications et des solutions qui modifient les rapports de forces actuels, dans l’intérêt des salarié-e-s, chômeurs/ses, précaires et retraité-e-s ?

Le gouvernement, lui, a déjà répondu à cette question : 360 milliards aux banquiers, 32 milliards de soit disant « aides à l’emploi » pour les patrons qui licencient, 14 milliards du paquet fiscal qui profite aux plus riches, 4 milliards grâce à la défiscalisation des heures supplémentaires, 8 milliards de taxe professionnelle qui ne sera plus payée, … C’est scandaleux, mais pas surprenant ! Qui s’étonnera que Sarkozy et ses acolytes privilégient … les privilégié-e-s ?

Face aux dizaines, aux centaines de milliards distribués aux patrons, notre journée de grève et manifestations du 29 janvier a permis de débloquer 2,6 milliards pour nous.

Nous, les dizaines de millions de salarié-e-s, retraité-e-s, chômeurs/ses, jeunes en formation. C’est dire le déséquilibre qui demeure, même si personne ne nie l’utilité de toute mesure qui réduit un peu la misère et la précarité.

Arc-bouté sur leurs milliards et leur pouvoir, le patronat et ceux qui le serve – au premier rang desquels, le gouvernement – ne lâcheront rien de bonne grâce. Ils ne lâcheront que ce que nous leur imposerons !

Oui, c’est possible de gagner !

Nous avons toute légitimité à imposer d’autres choix et une autre répartition des richesses produites collectivement. Il n’est pas inscrit pour l’éternité que le principe d’organisation de la société soit que celles et ceux qui travaillent se fassent voler une partie des fruits de celui-ci, par une petite minorité. Il faut poser ces questions ; elles l’ont été en Guadeloupe, par exemple, où la situation coloniale renforce encore les inégalités, les injustices.

Il ne s’agit pas de lancer des slogans sans rapport avec notre vécu quotidien de salarié-e-s. Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane, Santé Social, Recherche, Universités, mais aussi de nombreuses entreprises dans l’Industrie, le Commerce, les Services, les Transports, le Nettoyage, … les grèves se multiplient.

Personne ne croit pas que leur coordination soit une évidence. Mais refuser d’y travailler, c’est choisir qu’elles ne convergent pas. La stratégie de lutte, les formes d’action, les rythmes de mobilisation, tout cela est en rapport direct avec ce qu’on veut poser comme débat, ce qu’on veut obtenir.

Gouvernement et patrons doivent répondre aux revendications exprimées dans la plate-forme commune des huit organisations syndicales.

Cette plate-forme est portée haut et fort par des millions de manifestant-e-s. Aujourd’hui, patronat et gouvernement répondent aux revendications des salarié-e-s « c’est la crise, on ne peut pas ! ». Mais, avant, quand « ils pouvaient », que disaient-ils, que faisaient-ils ? La même chose ! Tous nos acquis sociaux, nous les devons aux luttes collectives. Actuellement, les patrons encaissent les subventions et continuent de licencier partout où ils peuvent. Il faut imposer une autre répartition des richesses !

Nous avons besoin de mesures concrètes, et vite !
L’union syndicale Solidaires met quatre points en avant :


Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel, car les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que les entreprises accumulent les profits.

Augmentation générale des salaires, des pensions, du SMIC et des minima sociaux, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise, alors que patronat et actionnaires engrangent toujours dividendes et rémunérations exorbitantes.

Des moyens supplémentaires, l’arrêt des suppressions d’emploi et de nouvelles orientations pour les services publics, pour que les droits fondamentaux soient accessibles à toute la population : emploi, santé, éducation, transport, communication,…

En finir avec la fiscalité qui favorise les riches : suppression du bouclier fiscal, du paquet fiscal, de la défiscalisation des heures supplémentaires, et abaissement de la TVA sur les produits de première nécessité.

Avec une petite partie des milliards que patrons et actionnaires nous ont pris depuis des années, il y a des solutions pour le pouvoir d’achat, l’emploi et les services publics. Ces solutions, nous iront les chercher ensemble !

L’union syndicale Solidaires propose :

Travaillons à la convergence des luttes qui existent dans les régions et les secteurs professionnels !

Les journées d’action correspondent à un moment donné de la construction du rapport de force. Mais ça ne peut pas être une fin en soi, ni une stratégie unique. Il faut tirer le bilan des mouvements comme ceux de 2003 ou 2007 : les « temps forts », les négociations entreprise par entreprise, ça ne marche pas, ça ne suffit pas pur gagner. La perspective d’un mouvement reconductible, d’un appel à la grève générale doit être posée.

Cela sera possible à travers un travail unitaire au niveau national bien sûr, au niveau des départements, mais surtout dans les entreprises et les communes. Prenons des initiatives à la base, faisons en sorte que les équipes syndicales échangent, se confrontent parfois car nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais faisons vivre le syndicalisme là où il se fait, là où les décisions doivent se prendre : à la base !
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Lundi 9 mars 2009
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Suite à un recours devant le CSA, l’Union syndicale Solidaires a enfin été autorisée à participer à partir de 2009 à l’émission télévisuelle "Expression directe".

Cette émission permet à des groupes représentatifs (partis politiques, syndicats...) de disposer d’un espace d’expression libre sur les antennes publiques de télévision.

Le 1er film réalisé par Solidaires a été diffusé le 2 mars dernier.


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Victoire de SUD CT 49 au TA ! Nous serons présents le 6 novembre, consultez les listes présentées par SUD CT 49

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La réunion d'information organisée par SUD CT à la BM d'Angers a rencontré un vif succés : 40 agents environ ont débattu de leur conditions de travail. Un cahier de revendication spécifique à la BM d'Angers sera élaboré collectivement par les agents, syndiqués ou non, de la BM durant l'été.

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