Vendredi 13 novembre 2009

Suite à l'interpellation de votre syndicat concernant les conditions imprécises et alarmantes de mise à disposition du personnel pour des permanences au centre de vaccination du COSEC de Belle-Beille, M. Jean-Claude Bachelot nous répond comme suit :

"...les agents seront mis à disposition à raison de 16h par semaine et non plus 44h comme il avait été envisagé. Ils interviendront dans le cadre de leur cycle habituel de travail sans être tenus de faire des heures supplémentaires. De plus, ce ne sont plus 12 mais 4 agents seulement qui feront partis du dispositif. Enfin, tous sont volontaires pour participer à cette mission.

En position d'activité sur un plan statutaire, ces agents seront réquisitionnés par la préfecture et de fait sous la responsabilité des services de l'Etat, notamment pour ce qui concernerait un éventuel accident du travail.

Les agents ne seront pas mis à disposition à temps plein pendant 4 mois, même si une certaine stabilité des effectifs mis à disposition est souhaitable pour que cette activité nouvelle se fasse correctement.

Si d'aventure la pandémie grippale s'intensifiait, nous serions peut-être conduits à revoir ce dispositif et les modalités décrites ci-dessus..."

Contactez-nous pour plus d'information...

Par sud ct 49 - Publié dans : Infos syndicales locales
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Jeudi 22 octobre 2009

Depuis septembre 2008 et la suppression de l’école le samedi matin, une nouvelle organisation du temps de travail des ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) a été mise en place en redéployant les heures rendues disponibles notamment sur le service de restauration scolaire et quelques mercredis matin travaillés (12). Leur journée de travail ressemblait donc à ceci : soit 8h - 18h avec ¾ heure de pause méridienne soit une journée de 9h15 soit 8h – 17h15 avec 20 min de pause.

Après l'année de fonctionnement ou la fatigabilité s’est accrue par la longueur de la journée scolaire et l’absentéisme pour maladie ordinaire a doublé, la direction Education Enfance revoit sa copie.

Elle propose des journées sur temps scolaire de 8h45 pour tous (8h- 17h30) avec 45 min de pause sur le temps de restauration scolaire (11h45 – 13h35) et une augmentation du nombre de mercredis matin travaillés (25) dont 4 à 6 matinées (2 ou 3 jours) de formation obligatoire.


Pour SUD, cette nouvelle organisation semble répondre en partie (travailler auprès des enfants reste un environnement bruyant et nécessite une surveillance et vigilance permanente) au problème de la fatigabilité due à l’amplitude horaire des journées scolaires ainsi qu’à la demande de rallonger la pause méridienne pour avoir un vrai temps de coupure.


Regrets et points d’attention.


Cette proposition intervient alors que l’année scolaire a commencé et dans la perspective d’une mise en œuvre en janvier 2010 cette révision peut bousculer les organisations familiales. C'est pourquoi SUD demande que soit pris en compte les difficultés que les agents pourraient rencontrer jusqu'à la fin de l'année scolaire.


Cette révision a été étudiée sur l’année scolaire 2009-2010 avec un décompte de 141 journées d’école. Comment est prévu l’ajustement selon les années qui varient selon le calendrier scolaire ?


Certains ATSEM sont en poste sur 2 écoles et sont amenés à se déplacer sur leur pause méridienne pour se rendre sur les lieux de leur second établissement. SUD demande que le temps de déplacement soit pris en compte sur le temps de travail et non pas sur les 45 min de pause, ce déplacement professionnel étant soumis au défraiement.

Comme il a été noté lors de l’intersyndicale du 23 septembre, il n’est pas exclu que le rythme scolaire revienne à 4,5 jours incluant le mercredi matin à la rentrée 2010 ou plus tard. Les orientations nationales semblent aller dans ce sens. La FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques) a d’ailleurs lancé une campagne nationale pour la semaine à 4,5 jours. Cette révision semble donc un prémisse à ce que pourra être le futur…futur proche peut être sur des écoles de la Ville. A quand la prochaine révision ?

 

 


 

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Jeudi 15 octobre 2009

CFDT - CGT- CFTC - SUD


L’administration était très claire : la mutualisation sera menée dans la transparence, dans le respect des missions, des services, des personnels de la ville d’Angers et d’Angers Loire Métropole.

 

Comment comprendre alors la détresse des agents (toutes catégories confondues) des services communication qui ont exposé, lors d’une intersyndicale, le mépris des personnes, l’absence de dialogue, la relégation au second plan des missions d’information, le retour des méthodes de travail dépassées, la négation de la spécialisation des agents, l’absence de reconnaissance, etc. ?

 

Que sont devenues les valeurs sociales et humanistes exprimées par M. le Maire d'Angers et Président d’Angers Loire Métropole ?

 

Ces  syndicats des deux collectivités, réunis en intersyndicale, proposent aux personnels des services communication des deux administrations de faire le point ensemble et de redéfinir les moyens pour une mutualisation dans le respect de la parole engagée.

 

 

Nous les retrouverons, lors d’une Heure d’Information Mensuelle (H.I.M.) Pour que les services communication puissent continuer à fonctionner, deux créneaux proposés :

 

le jeudi 22 octobre à la Bourse du travail, Place Imbach.

10 à 12 heures ou 14 à 16 heures

Retirer une « feuille bleue » auprès de votre secrétariat et la retourner avant le lundi 19 octobre. Cette H.I.M. est un droit, ne craignez aucunes représailles.

 

 

Ensemble, on est plus fort !

Ce qui se passera maintenant est un grand enjeu pour les mutualisations à venir !


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Jeudi 8 octobre 2009

La mairie nous a proposé la signature d'un protocole prévoyant un volume d’heures non planifiées de 50 heures (base moyenne par an et par agent) pouvant aller au besoin jusqu’à un volume de 100 heures.

     

SUD ne peut souscrire à ce protocole pour les raisons suivantes 

      1 : Cette situation ne peut-être considérée comme légale au regard de la loi 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée, du décret 2000-815 du 25 août 2000 et du décret 2001-623 du 12 juillet 2001.

En effet, d'après ces textes, l'instauration d'un cycle annuel pose pour obligation à l'employeur de définir les horaires de travail sur l'ensemble de l'année et la re-conductibilité du cycle tous les ans. Le prévisionnel de travail doit comprendre les heures que l'agent doit effectivement travailler, soit 1582 heures, augmenté des droits à congés : congés annuels, jours fériés et congés supplémentaires.

     2 : Une étude sur les conditions de travail au MBA, le rapport dit « Nimis » (3 décembre 2008), met en lumière toutes les difficultés et souffrances des agents d’accueil du MBA. De plus, le chapitre 2.1 (La course aux heures non planifiées) du rapport montre clairement la pression subie par les agents et l’inégalité instituée que génère cette organisation du temps de travail.

Par conséquent, afin d'être en accord avec les textes régissant le temps de travail dans la fonction publique territoriale et d’améliorer les conditions de travail des agents, SUD demande que le cycle de travail annuel des agents de surveillance et d'accueil du MBA/GDA ne contienne plus d'heures non planifiées. 

SUD propose que le Musée des beaux Arts/GDA utilise les heures supplémentaires sur la base du volontariat pour faire face à l’évolution des heures d’ouverture, aux attentes du public ou à de nouvelles contraintes de gestion. 

Au-delà d’un certain volume d’heures supplémentaires, il serait utile à la collectivité de recourir au recrutement de personnel statutaire qualifié pour mieux accomplir les missions de service public du MBA/GDA...

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Jeudi 8 octobre 2009

Nous avons été informé que dans le cadre du plan de vaccination contre la grippe h1n1, un certain nombre d'agents territoriaux seront mis à disposition de l'État à partir du 19 octobre pour assurer des missions d'encadrement, d'accueil et de logistique. 

            Des agents de catégorie B et C nous ont signalé que leur chef de service leur demande dès à présent de se porter volontaires pour assurer ces missions.  

            Cette demande est faite dans l'urgence, sans préparation.  

            Les agents en question ignorent les conditions précises de cette mise à disposition ainsi que le contenu des missions qui leur seront demandées. D'autres part, ces agents s'inquiètent de l'incidence sur leurs conditions de travail et de l'impact sur leurs vies privées, dû notamment à l'amplitude horaire prévue (10h-14h, 17h-21h et travail le samedi matin, soit un volume de 44h sur 6 jours pendant 4 mois). 

            Si la situation est exceptionnelle, la réponse peut l'être tout autant, mais pas au détriment des conditions de travail des agents.  

            En l'absence de réponses précises à ces questions, nous conseillons aux agents de ne pas se porter volontaires pour accomplir ces missions exceptionnelles.  

            SUD demande à rencontrer la mairie pour discuter des conditions de mise en œuvres de ces mises à dispositions et la compensation du travail supplémentaire induit.

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Mardi 19 mai 2009
26 mai, des grèves ...

        Les 8 organisations syndicales nationales « appellent les salariés à faire du 26 mai une journée de mobilisations décentralisées ». Cette formule est le fruit d’un compromis. L’Union syndicale Solidaires souhaitait un appel ferme à la grève, considérant qu’il est de la responsabilité des organisations syndicales d’impulser l’action, au niveau nécessaire pour gagner et imposer une autre logique que celle du « toujours plus pour les plus riches ...
toujours moins pour les salarié-e-s, les retraité-e-s, les jeunes » !

        A partir de l’appel unitaire national, les équipes militantes locales proches du terrain, montrent qu’elles partagent cette volonté d’aller plus loin. Dans de nombreux départements, les unions interprofessionnelles CGT, CFDT, CFTC, CGC,UNSA, Solidaires, FSU appellent à la grève le 26 mai.
        Dans les secteurs professionnels aussi, les appels à la grève le 26 mai se multiplient : SNCF, La Poste, Finances, ... alors que des grèves sont reconduites depuis des jours voire plusieurs semaines à EDF/GDF Suez, dans la Recherche, les Universités, la restauration ferroviaire ... la mobilisation se poursuit aussi dans le secteur Santé/Social ... des grèves touchent aussi de nombreuses entreprises de l’Industrie, des Commerces et Services, etc.

Le 26 mai, discutons, proposons, et construisons ensemble le mouvement qui est nécessaire

L’Union syndicale Solidaires met en avant 4 thèmes de revendications :
    •  Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel payé exclusivement par un fonds patronal mutualisé,
       réduction du temps de travail, car les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que les entreprises accumulent les profits.
    •  Augmentation générale des salaires, des pensions, du SMIC et des minima sociaux, 300 € pour toutes et tous
       immédiatement, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise, alors que patronat et actionnaires engrangent toujours
       dividendes et rémunérations exorbitantes.
    •  Des moyens supplémentaires, l’arrêt des suppressions d’emploi et de nouvelles orientations pour les services publics,
       pour que les droits fondamentaux soient accessibles à toute la population : emploi, santé, éducation, transport,
       communication,...
    •  En finir avec la fiscalité qui favorise les riches : suppression du bouclier fiscal, du paquet fiscal, de la défiscalisation des
       heures supplémentaires, et abaissement de la TVA sur les produits de première nécessité.

Le débat et les propositions doivent aussi porter sur la stratégie d’action syndicale.
    •  L’unité syndicale est une demande essentielle, un besoin pour être encore plus forts.
    •  Cette unité doit servir à l’action, au niveau nécessaire, c'est-à-dire à construire un mouvement qui rassemble les salarié-
       e-s du public et du privé, les chômeurs/ses, les retraité-e-s, les jeunes en formation, pour gagner.
    •  Les journées d’action espacées dans le temps ne suffiront pas, nous serons plus efficaces par un mouvement
       interprofessionnel reconductible.

Le 26 mai dans le 49 : grève et manif à 15h place Imbach!

    • L’intersyndicale départementale appelle à une journée de forte mobilisation
       interprofessionnelle, y compris par la grève, et à un rassemblement à 15h Place Imbach, pour aller en manif vers la préfecture.
    • Par ailleurs, les unions départementales CGT et SOLIDAIRES lancent un appel ferme à la grève, pour tous les salariés. Dans l’éducation, un préavis national a été posé pour couvrir les grévistes.

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Jeudi 23 avril 2009
LE GOUVERNEMENT RESTE SOURD A NOS APPELS !

Aux lendemains des importantes manifestations et grèves, du secteur public et du secteur privé, le gouvernement de N. Sarkozy a réaffirmé sa volonté de poursuivre la même politique.

Rien n’a l’air t’entamer « sa bonne humeur » et si nous voulons gagner plus et travailler dans de meilleures conditions, il nous faudra encore faire des efforts !

Pourtant, nous étions un fonctionnaire sur trois à être en grève le 29 janvier 2009 et encore bien plus à manifester le 19 mars, sur tout le territoire.

Malgré ces importantes mobilisations, le Ministre de la fonction publique continue de promouvoir son agenda « dit social ». Les discours et les objectifs sont les mêmes : les moyens mis en oeuvre encore plus précis, de plus en plus destructeurs des services publics, et les conséquences pour les agents, de plus en plus désastreuses.


STOP aux suppressions d’emplois !

Depuis plusieurs années, les réductions d’emplois se sont accélérées dans la fonction publique, l’objectif affiché étant de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant en retraite.

Et pourtant, tous les jours, il nous faut en faire plus, au nom des fusions, restructurations ou autres réformes de l’administration territoriale de l’Etat…qui, au passage, mettent aussi et en plus, des agents sur la touche. Aucune administration n’est épargnée : la santé, l’éducation, les services sociaux, etc.

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à la réduction massive des effectifs qui remet en cause l’efficacité et la qualité des services publics, qui dégrade nos conditions de travail et aggrave le chômage, des jeunes, en particulier !

STOP à la baisse continue du pouvoir d’achat !

Depuis 2000, les personnels ont subi une baisse de leur pouvoir d’achat de + de 9 %. Et en plus de l’obole que représente la GIPA (versée à seulement 17 % d’agents, pour solde de tout compte, au titre de 2003 à 2007), ils devront, en cette année 2009, s’estimer heureux puisqu’ils « bénéficieront » d’une augmentation de la valeur du point d’indice, supérieure à celle de l’inflation !

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à cette politique salariale régressive qui participe à l’accentuation des inégalités et à la baisse de l’activité économique !

STOP à la Prime de Fonctions et de Résultats !

En instaurant un système de « concurrence » entre les fonctionnaires, en faisant de « l’entretien d’évaluation » un élément clef de leur rémunération, en individualisant le montant des primes selon le « mérite » et « la performance » de chacun, l’administration gèrera ses services et ses agents comme le fait toute entreprise privée.

Or, la finalité des missions de l’Etat ne peut être comparée à celle d’une entreprise privée qui a pour indicateur unique « le profit ». L’indépendance et la responsabilité du fonctionnaire impliquent qu’il remplisse toutes ses missions de service public et pas seulement celles que certains décideurs auront jugées rentables.

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à cette politique de conception libérale. Nous voulons dans toute la fonction publique, que le mérite intrinsèque de tous les fonctionnaires soit reconnu !

STOP à la Réorganisation Administrative de l’Etat !

Sous couvert de rendre les services publics plus proches des citoyens, le gouvernement en lançant la « Réorganisation Départementale de l’Etat », a trouvé le moyen de réduire la voilure des services publics. Le discours du Premier Ministre à l’Assemblée nationale, en juillet 2008, est clair : « la RADE n’a qu’un seul but…moins de service, moins d’Etat, moins de personnels ». Moins de Directions régionales, moins de Directions départementales, une gestion des « ressources humaines » et des moyens de fonctionnement mutualisés, donc avec des personnels flexibles (géographiquement changeables et interchangeables au gré des besoins ponctuels et locaux), voilà déjà, les conséquences concrètes sur le terrain.

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à cette politique de disparition des services et des lieux de services publics. Stop à cette politique qui creuse les inégalités entre les territoires. Stop à la mise en place de pôles « GRH » régionaux et de bourses interministérielles d’emplois régionales permettant au gouvernement (via les préfets) de disposer des agents comme il le souhaite, là où il le souhaite et au moment où il le souhaite, en faisant fi des situations personnelles et familiales !

STOP à la mobilité forcée !

Aujourd’hui, en présentant « son projet sur la mobilité », l’administration propose, soit disant, de développer les mobilités entre les trois fonctions publiques et entre les diverses administrations.

Mais, dans le contexte de destruction de la fonction publique que nous connaissons tous, ces mesures s’effectueront en mobilités subies pour la grande majorité des personnels. Les propositions contenues dans ce projet de loi sont inacceptables : mise en disponibilité d’office d’un agent (donc sans traitement) en cas de suppression de son poste et de reconversion non réussie, recours à l’intérim, cumul d’emplois à temps non complet…

Le 1er mai, tous ensemble, disons : Stop, à cette politique qui remet en cause, l’égal accès aux emplois publics, la permanence de l’emploi dans la fonction publique et l’organisation d’une carrière qui assure une progression indépendante de la fonction. Stop, à ce projet de loi qui devrait être définitivement examiné par les députés courant mai !

Le 1er mai, nous serons tous dans la rue, pour dire : STOP !

STOP aux attaques du gouvernement sur les services publics et les personnels qui les servent.

STOP à la destruction du statut de la Fonction publique.

STOP à cette régression organisée !!!
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Jeudi 2 avril 2009
Déclaration des organisations syndicales à l’issue de leur rencontre du 30 mars 2009 - CFDT, CFTC, FO, CGT, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.

Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009. Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en oeuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.

C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er MAI un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités. En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…). Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.
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Jeudi 2 avril 2009
Suite à la manifestation interprofessionnelle parisienne du 19 mars ayant réunie 350 000 personnes et dont la dispersion était prévue place de la Nation et alors que plusieurs milliers de manifestants étaient encore sur la place, la police a procédé a des charges de dispersion alors que l’énorme manifestation se terminait tranquillement. Un dispositif policier impressionnant était en place et les accès au métro comme à la place étaient condamnés : en fait tout cela ressemblait à la mise en place préméditée d’une véritable souricière. Les jeunes restés sur la place à écouter de la musique se sont fait gazer et charger. En moins d’une heure, 300 personnes étaient arrêtées et 49 sont passées de la simple interpellation à la mise en examen : tout semblait organisé pour accélérer les procédures « judiciaires ».

Aux arrestations musclées s’ajoutent les violences contre des dizaines de jeunes manifestants sur la place et aux abords du lieu de dispersion.

Du jamais vu !

Nous ne pouvons accepter que des manifestants exerçant un droit légitime soient ainsi réprimés, menacés et risquent d’être condamnés pour avoir publiquement exprimé leur opinion comme près de 3,5 millions de personnes partout en France le même jour. De plus, le contrôle judiciaire particulièrement rigoureux comporte, en plus d’une obligation de pointer au TGI, une interdiction de participer à une quelconque manifestation.

Compte tenu de l’ampleur sans précédent de ces événements, nous, citoyennes et citoyens, organisations politiques, syndicales et associatives souhaitons rappeler notre engagement en faveur de la défense des libertés individuelles fondamentales, dont celle de manifester.

Les personnes poursuivies seront jugées les 06 avril et 04, 05, 09 et 22 mai pour violence avec arme par destination à l’encontre de personne dépositaire de l’ordre public, outrage, rébellion…

Nous appelons à venir soutenir les 49 inculpés du 19 mars en nous rassemblant dès le premier procès, le lundi 6 avril, à 9h00 et les suivants, place St Michel , à deux pas du TGI.

Premiers signataires : Fédération Anarchiste (FA), Fédération Sud Education, Fédération syndicale étudiante (FSE), Fondation Copernic, Marches européennes contre le chômage, Marxistes Unitaires, Mouvement des quartiers pour la justice sociale (MQJS), Mouvement des jeunes communistes français(MJCF), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Union syndicale Solidaires,
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Vendredi 27 mars 2009

Sarkozy : « … pas responsable et pas honnête… »

Tel était le leitmotiv du discours du président Sarkozy mardi soir, à Saint Quentin.

Mais qui est « pas responsable et pas honnête » ? Assurément, celles et ceux qui veulent nous faire croire qu’il suffit de ne rien changer à la politique menée, de continuer à favoriser les plus riches et à exploiter les salarié-e-s, les chômeurs/ses, les retraité-e-s, les jeunes.

Sarkozy et ses ministres essaient de nous amuser en faisant mine de découvrir chaque matin que tel PDG se met des stocks options plein les poches, que tel patron s’offre un parachute doré de plusieurs millions d’euros … tous, après avoir bloqué les salaires, licencié, et pris l’argent public de « la relance ». Ils nous racontent qu’il existerait un capitalisme moral : mais une société où chacun-e aurait selon ses besoins, en participant à la production collective des richesses, c’est le contraire du capitalisme !

Arrêtons l’hypocrisie : continuer à refiler des centaines de milliards d’euros aux banquiers, aux patrons, aux rentiers les plus riches, c’est choisir de sauver ce système économique et politique totalement injuste, c’est choisir de nous faire payer la crise. C’est logique que MEDEF et gouvernement défendent cette solution, car là est leur intérêt, et il est contraire à celui des millions de salarié-e-s, de chômeurs/ses, de retraité-e-s, de jeunes. Il faut limiter la rémunération des dirigeants, interdire les bonus et stock-options. Un statut du salarié-e doit assurer à chacun-e les garanties sociales durant toute la vie professionnelle.

Imposons un autre partage des richesses !

L’union syndicale Solidaires met quatre points en avant :
* Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel, car les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que les entreprises accumulent les profits.
* Augmentation générale des salaires, des pensions, du SMIC et des minima sociaux, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise, alors que patronat et actionnaires engrangent toujours dividendes et rémunérations exorbitantes.
* Des moyens supplémentaires, l’arrêt des suppressions d’emploi et de nouvelles orientations pour les services publics, pour que les droits fondamentaux soient accessibles à toute la population : emploi, santé, éducation, transport, communication,…
* En finir avec la fiscalité qui favorise les riches : suppression du bouclier fiscal, du paquet fiscal, de la défiscalisation des heures supplémentaires, et abaissement de la TVA sur les produits de première nécessité.

Oui, on peut gagner !

Le 29 janvier, le 19 mars, mais aussi de très nombreuses grèves locales et sectorielles montrent qu’il y a une volonté de lutter ensemble. Comme lors de l’intersyndicale du 20 mars, l’Union syndicale Solidaires affirme :
* La hauteur de la mobilisation, l’absence de réponse du gouvernement, les enjeux posés, donnent la responsabilité à l’intersyndicale de proposer de nouvelles perspectives interprofessionnelles nationales très rapidement.
* La question de la construction d’une grève générale interprofessionnelle doit être posée.
* Même si Solidaires est d’accord avec les différentes propositions d’action mises en avant (mobilisations le 28 mars autour du G20, journée nationale des bassins d’emplois, 1er mai unitaire dans le cadre de la plate-forme intersyndicale,…), ce n’est pas suffisant.
* L’unité syndicale dans l’action reste un élément déterminant.

Travaillons à la convergence des luttes. Cela sera possible à travers un travail unitaire au niveau national bien sûr, au niveau des départements, mais surtout dans les entreprises et les communes. Déjà, des équipes syndicales dynamiques échangent, se confrontent parfois car nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais font vivre le syndicalisme là où il se fait, à la base ! Amplifions ces initiatives de base pour répondre à l’attente d’actions rapides et à la construction de la grève générale.

Par sud ct 49 - Publié dans : Communiqués Solidaires
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